TRIBUTE to DIANE ARBUS

Mai 2011

FR Figure tutélaire de la photographie, Diane Arbus réalise en 1967 la photographie, Identical Twins, Roselle, New Jersey, représentant deux fillettes, deux jumelles. Cette image est devenue une icône de la photographie mais aussi de la culture populaire jusqu’à influencer d’autres artistes, comme Stanley Kubrick dans le film The Shining.


Cette photographie de Diane Arbus sert d’image de référence pour une série d’autoportraits, qui sont autant un hommage qu’une mise en abyme de la représentation, et ainsi du portrait et de l’autoportrait. Constituée de neuf clichés réalisés en studio, l’ensemble montre l’artiste maquillée et vêtue à la manière des identical twins de Diane Arbus. À chaque cliché, les poses des corps créent des silhouettes désarticulées qui se détachent sur un fond immaculé cher à une certaine image de mode et référence aux débuts photographiques de Diane Arbus. Le décalage d’un cliché à l’autre de ces caricatures de mannequins à la limite de la contorsion, crée une sorte de mouvement, de danse macabre. Par son sujet de référence et la multiplication au carré des images et de la figure de l’artiste même, cette série traite directement du trouble induit par la gémellité, et, au-delà, de la question de l’hybridation, du clonage, et de la diffraction de la personnalité du sujet, tiraillé entre sa singularité, son unicité et son identité collective par l’intégration normative au groupe de référence, jusqu’à la folie, jusqu’à l’abandon de soi et à la dépersonnalisation. 



EN Guardian figure of photography, Diane Arbus took a picture in 1967 named "Identical Twins, Roselle, New Jersey", representing two young girls, two twins. This image became an icon of photography but also an icon of popular culture and influenced other artists, like Stanley Kubrick in his movie "The Shining".


This picture of Diane Arbus is used as an image of reference for a series of self-portraits, which are a tribute as much as a "mise in abyme" of the representation, and thus of the portrait and self-portrait.

Composed of nine shots made in studio, the set shows the artist made up and dressed in the style of Diane Arbus's "Identical twins". On each photograph, the bodies position create dislocated silhouettes which are set against an immaculate background - dear to a certain fashion image and in reference to the photographic start of Diane Arbus.

The shift from one photo to another of these model's caricatures in extreme limit of distorsion, creates a certain kind of movement, a dance of death.

By its reference subject and the multiplication of images and even of the artist's figure , this serie directly treats confusion induced by twinning, and beyond, of the question of hybridization, cloning, and diffraction of the subject's personality , struggled between its peculiarity, its uniqueness  and its collective identity by normative integration with the reference group, until madness, self surrender and depersonalization